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Pas de publicité à vélo

Un courrier de François Tartarin à la NR

Non, les cyclotouristes ne sont pas des vitrines commerciales

Dans La NR du 22 août (page débats), sous le titre « Le vélo, rayon vestimentaire », un lecteur, M. François Monnier, fustige le omportement des cyclistes adeptes des « accoutrements bariolés, abracadabrantesques, vantant des marques d’assurances, de téléphones mobiles », etc. Il croyait « révolue l’époque des hommes-sandwich », écrit-il.

M. Monnier emploie toutefois un vocabulaire impropre lorsqu’il dénonce à ce propos le comportement de « nos cyclotouristes ». La « pub » fleurit sur les maillots des cyclistes, cyclo-sportifs ou coursiers, c’est indéniable. Il en va autrement des 123.000 cyclotouristes rassemblés au sein de la Fédération française de cyclotourisme. Ainsi la FFCT   interdit-elle depuis près de quarante ans « toutes publicités sur les maillots et accessoires vestimentaires ».

On pourra toujours dénicher un cyclotouriste qui aura mal lu les règles, mais en réalité, les cyclotouristes portent des maillots dénués de toute « réclame ». Mais on trouvera des tenues « bariolées », selon un adjectif employé par M. Monnier, car un maillot aux couleurs vives est un élément de sécurité sur la route.

En d’autres termes, les maillots qui heurtent la vue d’une partie des amoureux de la bicyclette n’ont rien à voir avec la pratique du cyclotourisme. La FFCT  , qui se distingue d’autres fédérations par une pratique du vélo diversifiée, excluant toute forme de compétition, entend conserver dans ce domaine également son originalité.

Sans chercher à juger le comportement des cyclistes arborant des « maillots de coureur », on peut – avec le sourire - rapprocher la réaction de M. Monnier d’une colère de Pierre Desproges. Dans les Chroniques de la haine ordinaire, l’humoriste estimait que celui « qui donne de l’argent à un commerçant en échange d’une chemise exaltant les qualités d’un quelconque produit de consommation se trouve exactement dans la position grotesque et ahurissante d’un ouvrier qui paierait son patron pour avoir le droit de travailler à l’usine ».


Voici ce qu’écrivait François Monnier de Blois le 22 août 2013 dans la NR

Le vélo, rayon vestimentaire

La bicyclette est de retour, bravo, mais pourquoi ses adeptes rivalisent d’inélégance, s’interroge François Monnier, de Blois.

Les anciens se souviennent de la chanson interprétée par Yves Montand A bicyclette qui commençait par ces paroles : « Quand nous partions de bon matin, quand nous partions sur les chemins à bicyclette, nous étions quelques bons copains, y’avait Fernand, y’avait Firmin, y’avait Francis et Sébastien et puis Paulette… »
Depuis ce temps, le phénomène s’est amplifié. Le vélo, encouragé par les municipalités qui ont créé des couloirs spéciaux et autres pistes cyclables, puis qui se sont attelées à des projets beaucoup plus audacieux comme la « Loire à vélo », réussite parfaite, a trouvé une place prépondérante dans le cœur et dans les jambes de nos compatriotes.

Fait de mode ou de société, nouvelle habitude comportementale et environnementale, l’utilisation de notre petite reine est devenue très écologique, déstressante, excellente pour notre équilibre, salutaire pour notre santé, conviviale, économique et régénératrice d’un bon moral.

Alors, tout semble parfait ou presque. Mais quelque chose m’interpelle à chaque fois que je rencontre nos cyclotouristes : c’est la façon dont ils s’habillent ! Je croyais révolue l’époque des hommes sandwich. Alors que dans le temps nous étions payés pour vanter (avec des pancartes) des produits, là nos hommes de la route payent leurs maillots et cuissards très chers pour faire une pub du plus mauvais effet (et sans être payés en retour). Que d’accoutrements bariolés, abracadabrantesques, vantant des marques d’assurances, de téléphones mobiles, de boites d’intérim, de boissons (énergisantes j’espère), de réseaux de grandes distributions. C’est laid, très laid. Comment peut-on s’affubler avec des appareils vestimentaires aussi clownesques ?

Les marques comme celle au crocodile, voire celle à la virgule, sans oublier celle aux trois bandes, ne seraient-elles pas capables de mettre sur le marché des habits plus classes, surtout plus discrets qui rendraient nos fervents amateurs de la pédale plus élégants ? C’est simple, quand je vois passer ces groupes, j’ai l’impression d’être devant ma télé et d’y voir une page de pub.

Alors encourageons nos industriels (ceux qui ont de la fibre) pour qu’ils leur proposent un rayon vestimentaire plus alléchant. Il en sera alors fini de ces combinaisons qui sont la risée des gens pamphlétaires comme moi !


Voir en ligne : L’article original sur le site de la NR


Alain Poulleau, président du CRB (41) a lui aussi répondu.

vendredi 20 septembre 2013


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