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Que contenait le carton ?

Cette histoire débute un vendredi de fin mai 2002. J’avais déjà de belles années de pratique cyclo-touriste. Ce jour là, j’ai été délaissé dans un garage pour être remplacé par un véhicule à quatre roues. Ma propriétaire aurait dû m’utiliser pour terminer sa dernière journée de stage, ainsi elle n’aurait pas pu revenir avec le carton. « Que contenait donc ce carton ? », c’est exactement la question que je me suis posée. Celui-ci était une boîte à diable, son contenu m’a rendu vert de jalousie. Je vous raconte…

La première fois qu’elle a été vu avec ce diablotin, elle ne m’a pas utilisé, parce qu’elle aidait dans l’organisation d’un critérium qui se déroulait le week-end après ce fameux vendredi. Il était encore tout petit.

La seconde fois qu’on aurait dû la voir avec ce diable poilu, elle a osé le laissé seul pendant la journée (d’ailleurs, il a fait quelques bêtises). Ma propriétaire et moi avons roulé tranquillement au Challenge du Centre, organisation de la ligue orléanaise. Mais, mon calvaire allait commencer à une autre randonnée du Challenge. Celle de l’Indre, pendant le premier week-end de juillet, où elle a été obligée de l’emmener, il n’y avait personne pour garder ce galopin. Elle espérait que le « camping » serait à l’ombre ou que le temps ne serait pas beau (vous pensez bien un Challenge dans l’Indre, il ne peut que pleuvoir, c’est l’habitude !). Hélas, il n’y a eu ni arbres ni nuage le dimanche matin.

Pouligny St Pierre, Challenge du Centre, juillet 2002

Le véhicule à quatre roues ne pouvant le garder en plein soleil, elle a trouvé la solution : elle a vidé la sacoche de guidon dans ses poches de maillot (outils de réparation, pompe, pharmacie, ravitaillement…), et elle l’a mis dedans avec quelques difficultés. J’ai donc roulé, un peu de travers au début (sans avoir bu), mais elle a réussi à me stabiliser. On a été obligé de s’arrêter après quelques kilomètres pour nettoyer une « gastrique offrande », et après le ravitaillement parce que monsieur avait bu ! A l’arrivée, il a eu le droit à une assiette pleine de crustacés avec des pâtes, moi je n’ai eu que le droit de regagner mon porte-vélo.

Coucou ! Pouligny St Pierre, Challenge du Centre, juillet 2002.

« Cela a marché une fois, alors pourquoi ne pas essayer à la Semaine Fédérale ? » s’est-elle dit. J’ai alors réalisé qu’elle avait deux hobbies : lui et moi.

Au phare du Petit Minou SF Quimper 2002

Cette Semaine Fédérale au bord de la mer s’est déroulée à merveille avec ce diablotin, on a trouvé un compromis : je ne mettais pas mes roues dans la vase, pendant que lui dégustait les fruits de mer. Beaucoup de mes connaissances ont été surprises par le contenu de ma sacoche, d’autres qui l’avaient déjà vu ont pris de ces nouvelles (jamais des miennes bien sûr).

Sur les dunes de la Pointe de la Torche, SF Quimper 2002.

Et la grande aventure avait débuté et elle a continué sur différents déplacements (surtout les Challenges). Le seul problème a été qu’il a pris de l’âge (moi aussi au passage), et a grossi (pas moi) : la sacoche est devenue trop petite ! Mais chaque problème a une solution et celle-ci a été un sac à dos spécial. Ce n’était plus mon avant qui souffrait, mais c’était mon derrière qui prenait (celui de ma propriétaire aussi d’ailleurs).

le chat ne souhaitait pas aller â l’eau
Au bord d’un canal, vers Nouan-le-Fuzelier, Challenge du Centre, juin 2003

Ainsi, vous l’avez entraperçu sur son dos en 2003. Mais rares sont ceux qui l’ont vu à la Semaine Fédérale cette année là. Me direz-vous, nous avons été comme les autres, nous avons tous souffert de la canicule, sauf lui. En effet, le premier dimanche de la semaine, nous sommes partis pointer un BCN  -BPF   du Cantal. Ce Bled Cantalien Notoire fut atteint, Bronzé, Poussiéreux, Fourbu : il était haut perché et le soleil tapait fort ! Dur de monter avec 7 kilos sur le dos. Le diable était en pleine forme, ma cavalière a eu très chaud. Moi, j’ai souvent été balancé dans un fossé en plein soleil pendant qu’eux deux se reposaient à l’ombre (rare, trop rare dans les hauteurs du Cantal). Il a donc été décidé que pendant toute la semaine, le diable poilu resterait à l’abri sous la caravane et les arbres du camping. Donc presque personne ne l’a vu. Par contre, j’ai été reconnu sur le Plomb du Cantal, que j’étais fier, quelqu’un qui se souvenait de moi depuis la semaine d’Albertville, merci pour lui.

Et le temps a passé…Notre trio a participé à quelques Challenges en 2004. Et la nouveauté est arrivée pour la Semaine Fédérale. Ma propriétaire avait mal au dos de porter ce diable, alors elle s’est dit : « Pourquoi ne pas acheter une remorque pour le tirer, comme celle d’un cyclo-campeur ? » Justement, le vendeur de remorques avait un stand au village fédéral. En plus, il a eu un argument convaincant : on pouvait acheter une remorque avec une suspension. Moi, je n’en possède aucune et voilà qu’elle en acquiert une pour le diable poilu ! J’ai eu l’air idiot quand c’était moi qui tirais la remorque. Le seul jour où vous n’avez pas pu nous voir ensemble, c’était le jour du Grand Ballon. Le temps n’était pas idéal pour le sortir, il est donc resté dans la caravane, pour cette fois.

Départ de la remorque avec le chat, Mollau, SF Cernay 2004.
Enfin une descente ! SF Cernay 2004.
Le chat et sa maîtresse, au Fort de Belfort, SF Cernay 2004.
Il ne reste qu’un kilomètre pour le parcours acrobatique ! Ballon d’Alsace, SF Cernay 2004.

Depuis cette Semaine Fédérale 2004, il n’était pas ressorti avec nous cette année-là. J’ai bien tiré la remorque une fois pour effectuer une Concentration Louis Jeffredo sur deux jours, je n’avais que les bagages derrière moi (beaucoup moins lourds que lui). Mais l’année qui venait, ne devait normalement pas être une grande cuvée pour nous. Il n’y avait peu d’espoir que des repos tombent sur des dimanches et les vacances sur la semaine fédérale : changement de statut oblige (pas le mien, je fournissait toujours le même travail). Le statut de ma propriétaire a changé en début de saison, elle est entrée dans le monde du travail, où les dimanches de repos se font rares, et en perspective, pas de vacances avant six mois.

Or, le grand cru a été au rendez-vous : sorties du club, sorties dans les principales organisations du département, tous les Challenges du Centre, et la Semaine Fédérale. Même si avant, la pluie avait accompagné une certaine sortie, l’enfer a débuté au troisième Challenge se déroulant dans le Loiret.

Pause pique-nique, Chanteau, Challenge du Centre, juin 2005.

Pour le mois de juin, le soleil était resplendissant. Les beaux jours arrivant, le diable devait être de retour ! Cela a commencé avec du sang, monsieur était de mauvaise humeur, rien de méchant, alors une quarantaine de kilomètres sont au programme accompagnée de connaissances. Vitesse de croisière adaptée sur terrain plat, j’avale kilomètres sur kilomètres, et nous arrivons sans encombres au premier ravitaillement. Les mètres se succèderont à bonne vitesse, le terrain étant très plat dans cette région. Alors, il a été décidé d’augmenter la distance du départ de dix kilomètres. Et c’est reparti sur la boucle du grand parcours jusqu’à la nouvelle pause casse-croûte, très bien tombée, puisque nous y sommes arrivés à l’heure du repas de midi. Cela a été une très amusant de voir une espèce d’humain à quatre pattes jouée avec le démon poilu. Et heureusement, je n’es pas été trop mouillé pendant la bataille d’eau (j’aurai aimé que le démon soit trempé, mais il était à l’abri). Hélas, j’ai sué au retour, car il a encore été décidé de rallonger la distance de dix bornes. J’ai donc traîné mon démon à poils pendant plus de soixante kilomètres.

Jeu du chat et de la souris, Chanteau, Challenge du Centre, juin 2005.

Nous n’avons reproduit que dix kilomètres de moins sur le Challenge suivant dans le Cher, sur un terrain un peu plus vallonné. Le diable a réussi à trouver un nouvel ami à quatre pattes, j’ai été content de ne pas avoir celui-ci à ramener au point d’arrivée. Et plus ce point se rapprochait, et plus je savais que j’allais souffrir dans les Pyrénées (ma propriétaire avait juste eu des vacances pour la Semaine Fédérale).

Première montée vers Oloron Ste Marie, première pause, SF 2005.
Heureusement qu’ils ne font pas du stop ! SF Oloron Ste Marie 2005.

Il n’y avait personne pour garder le diablotin, alors rebelote pour la semaine ! L’installation s’est faite sans problèmes au camping. Le dimanche, nous avons effectué un demi-tour en règle, car nous avions perdu quelque chose. Hélas, ce n’était pas le diable qui était toujours aussi difficile à tirer. La chose a été retrouvée après une rude journée. Le lundi, l’orage grondant sur la région du parcours, j’ai été mis au repos sous une bâche. Le mardi, j’ai été content, le diable poilu a été tiré par mon fidèle collègue, pendant que je partais sur la descente de la Pierre Saint-Martin (la remorque ne pouvait pas passer sur certains passages). J’ai profité de ma liberté pour réaliser un vol plané avec ma propriétaire, cela a été sans trop de gravité. Nous avons fini par revenir au démon poilu qui a boudé sa maîtresse toute la fin de journée. Le mercredi était un très joli parcours, malgré le dénivelé et le poids. Le jeudi, j’ai été remis sous ma bâche pour que le démon, porté sur le dos de sa propriétaire, visite la ville qui accueillait la Semaine Fédérale. Le vendredi a été un jour de repos, car j’ai effectué de bons kilomètres sur une excellente route qui était presque plate (j’ai même pu croire que j’avais égarer la remorque avec son contenu). Et le dernier jour, le parcours était tellement féerique que la difficulté a été occultée par le goût du jurançon goûté par celle qui m’aide à avancer.

Depuis la Semaine Fédérale de 2005, nous avons peu roulé avec ce diable. Mais, vous nous reverrez sûrement sur les chemins. Il sera peut-être avec nous. Rien n’est moins sûr.

Ha ! Si vous n’avez pas encore deviné : le diable se nomme Rominet, c’est un chat, et moi, je suis le V.T.T. d’Estelle, une nogentaise qui a adopté Rominet.

Pacha d’Égypte ? Au soleil de décembre 2006, Nogent-le-Rotrou.

samedi 13 janvier 2007 , par DELEPORTE Estelle


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