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Les couacs au Challenge du Centre

Voici bientôt plus de 18 ans que je pédale sur les rendez-vous des Challenges du Centre. Un des derniers s’est passé dans le Loiret. Comme à l’habitude, VTT   oblige, je choisis un circuit VTT  , 60 ou 80, j’hésite… Le pays est plat, mais je suis arrivée seule, et il y a le groupe de Romorantin, avec les jeunes qui se préparent à prendre le départ. Ni une, ni deux, c’est parti pour accompagner le groupe de grands sur le 60. Le parcours est joli, nous nous faisons doubler par les organisateurs à VTT  , tout va bien. Premier ravitaillement, nous pouvons dire que tout est correct. Nous repartons chercher la séparation du 40 et du 60, et ensuite celle du 60 et du 80. Le tracé sur la carte nous indique que nous avons rattrapé le retour du 80, et que nous arrivons sur le second ravitaillement. Ne soyons pas surpris que la voiture ait tout remballé, il faut aussi qu’elle se ravitaille !

Heureusement, nous allons pouvoir manger un peu, mais il nous est annoncé que le retour est débalisé, et qu’il va falloir effectuer de la lecture de carte. Vous imaginez bien nos têtes ! Le tracé sur la carte est possible d’être suivi avec les flèches pour savoir où nous sommes situés, mais sans flèches… La réponse a été simple, « vous auriez du partir plus tôt » ! Un gars du club nous accompagnera sur ces kilomètres débalisés. Je plaignais ceux qui pouvaient être derrière, et qui avaient fait le 80 km à notre rythme. Il était impossible de suivre les chemins dans la forêt sur les fonds de carte. A l’arrivée, il n’est même pas 15H. Pour une fois, je ne resterai pas aux remises de récompenses.

C’est en effet régulièrement, que ceux qui roulent cyclotouriste, ne trouvent pas grand-chose aux derniers ravitaillements. Parfois, il n’y a plus de ravito tout court, tout est plié et reparti. Mais jamais, je n’avais vu une fin de parcours débalisée. Dans ma sacoche, j’ai du ravito, mais pas de balisage !

Cela me rappelle un des Challenges du côté de Tours, à St Genoult, où le président au départ nous dit : « vous avez le fond de carte tracé ici, et le balisage ». En effet, le fond de carte effectuait un huit sur une feuille blanche affichée à l’entrée. Le balisage existait, mais avait sûrement été effectué par des équipes différentes, car les rubalises étaient mis sur des tronçons qui ne se suivaient pas. Moralité, impossible de trouver le ravito, mais nous avions ce qu’il fallait dans les sacoches. A l’arrivée, la mésaventure continue. Mon célèbre papa ouvre la voiture, monte les vélos sur la remorque, et se décide à avancer la voiture près de la salle des fêtes. Où est la clé de voiture ?

Vous aurez beau cherché dans la voiture, les sacs, les poches, l’herbe, et dans le champ de blé, impossible de trouver cette fichue clé. Les doubles sont à Nogent. Le temps passe, et d’un coup vous entendez : « j’ai trouvé ». En effet, depuis longtemps, cette clé nous regarde la chercher. Elle était située, sur la fente de la selle du VTT   de papa, VTT   qui était monté sur la remorque de la voiture !

Des objets, j’en ai perdu. Une année au Challenge, c’était ma licence. Mon compteur, c’était à un Critérium des Jeunes. Mon téléphone, c’était à une Semaine Fédérale. Vous perdez aussi des jeunes, et puis des anciens. Qui ne m’a jamais entendu demander : « vous n’auriez pas vu mon père ? », finalement on les retrouve…

Ensuite, vous avez les ennuis mécaniques. La chaîne déraille, ou alors les vitesses ne passent pas, ou encore les pignons qui sautent. Cela vous fait perdre un peu de temps. Pour une réparation de fortune d’un dérailleur, il faut parfois une heure. La chaîne cassée, c’est facile à réparer, sauf lorsque vous n’avez pas de dérive-chaîne, et que ceux qui vous doublent ne connaissent point ce mot savant. La crevaison par épines ou par pincement est fréquente, mais vous aimez mieux que cela arrive aux autres, à qui vous proposez un coup de main. Et puis, il reste les imprévus, comme au dernier Challenge de Villebarou. En effet, je n’ai pas pu rouler, car je n’avais pas envie de mettre en danger mes animaux. J’avais tordu l’axe du VTT  , où était accroché la remorque. La réparation a été faite chez un vélociste qui n’a fait que de critiquer la remorque et la technique d’attache de celle-ci. Mais le souci a été que je n’avais pas prévu de ne plus avoir de freins à l’arrière en arrivant en Jeffredo. Le vélociste n’avait pas de plaquettes de freins pour remplacer celle perdue. Fin de l’aventure, le rapatriement a été effectué en voiture par Michel, un licencié de mon club.

Ces aléas, les organisateurs n’y peuvent rien, y compris lorsque la pluie a décidé de s’incruster au Challenge. C’est surtout une des spécialités de l’Indre, mais parfois il y fait très beau. Le plus rageant, c’est de partir de Nogent avec une belle fin de nuit douce, et d’arriver, en passant la Loire, sous la brume ou la pluie. Tant pis, se sera un petit parcours lorsque le temps se lèvera…

J’ai presque effectué le tour de ce qu’il peut arriver lors d’un Challenge du Centre. J’ai juste oublié de parler de deux choses. L’une est celle de la mésaventure de se perdre, et de tourner en rond, et de se dire que le chemin n’est pas loin. L’autre, c’est la chute. Cela arrive, dans la boue, ou dans l’eau… Il vaut mieux l’effectuer sans gravité, sinon cela peut faire très mal. C’est pour cela que je porte un casque. C’était la chute de mon histoire.

Au prochain Challenge du Centre.

lundi 4 janvier 2010 , par DELEPORTE Estelle

Messages

  • Un petit message pour indiquer que vous n’êtes pas la seule à déplorer le peu d’égard que portent les organisateurs vis à vis de ceux qui refusent de rouler comme des coureurs. Et il faut bien du courage et de la passion pour continuer à endurer ce genre de déboires.
    Pour ma part, j’y ai renoncé. Je fus un adepte des challenges (côté route), mais mon dernier challenge remonte à Septembre 2007, à La Ville aux Dames.
    En démarrant, j’y ai trouvé une carte de route truffée de publicités (ce qui a commencé à me déplaire). Ensuite au dernier ravitaillement, officiellement ouvert jusqu’à 14 heures seulement, quelle ne fut pas ma surprise de voir les gens commencer à plier à 13h30. Et le pire, ils ont continué à ranger malgré l’arrivée de nouveaux cyclistes, signe d’une impolitesse manifeste.
    Pour les ravitaillements fantômes ou déjà vides, je peux citer Le Blanc, Montoire, Nogent le Rotrou, Fleury les Aubrais ...et d’autres que j’ai oublié. Voila pourquoi pour moi le Challenge du Centre, c’est de l’histoire ancienne. Et il en va de même pour les autres randonnées (La Ville aux Dames est en fait la dernière randonnée à laquelle j’ai participé). Je roule en dehors de ce qu’organise la FFCT  , hormis les sorties du club.


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