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CHALLENGE DU CENTRE A CHABRIS(36) ET CONCENTRATION PASCALE A BERGERAC (24)

Je rêve….

Si Chabris, petite ville berrichonne du département de l’Indre était située en Périgord…. Et si la dynamique présidente du petit club cyclotouriste de 16 membres licenciés à la FFCT   avait organisé, avec son équipe de bénévoles, la concentration pascale à label fédéral des 3 ,4, 5 avril 2010…. Alors, la satisfaction aurait été totale dans ce beau département de la Dordogne !!!!

L’accueil à Chabris

Car, ce challenge du Centre du 25 avril 2010 fut une complète réussite !

Près de 1000 cyclotouristes (randonneurs route, VTT  , participants à la concentration Jeffredo et à la cyclodécouverte®) n’ont pu que se réjouir de cette organisation exemplaire : des parcours à la portée de tous, débutants ou plus chevronnés, familles et enfants, sur des routes étroites recherchées pour leur tranquillité mais également pour leur intérêt touristique, un accueil rendu encore plus sympathique grâce aux vélos décorés de fleurs en papier aussi bien à Chabris qu’à Valençay (BPF   36) et, pour couronner le tout, une météo des plus clémentes qui a fait resplendir les palettes or et vertes de la campagne environnante. Nous étions attendus, comme invités par les bénévoles qui avaient mis tout leur cœur à nous satisfaire.

Un point de convivialité à Chabris

Quant aux ravitaillements, sous la splendide charpente de la halle de Valençay, ils étaient un vrai régal pour les yeux et pour le palais. Fromages de chèvre et vins régionaux servis par des Berrichons en costume agrémentaient les casse-croûte et autres en-cas habituels. C’est autour d’une de ces tables bien garnies que mon oreille s’est dressée en entendant ces quelques mots prononcés par un cyclotouriste de Bourges : « Si cela avait été la même chose à Bergerac ! » Tiens, lui aussi y était allé et avait eu, comme nous, quelques difficultés à se ravitailler…

En effet, durant ces jours de concentration pascale , les trois couples de mon club sont arrivés quand la tente de ravitaillement était en phase de démontage ou quand les provisions étaient épuisées. Nos collègues plus rapides se sont vus privés de vin rouge par manque d’approvisionnement, le comble dans un pays vignoble !

À Bergerac

Il est vrai que nous sommes des cyclotouristes, c’est-à-dire des touristes à bicyclette, que nous ne partons pas aux aurores, et que nous prenons le temps de nous arrêter pour réaliser quelques « photos-souvenirs »… Nous effectuons les grands parcours sur la journée, et naïvement, nous pensions que l’emplacement choisi pour le point-convivialité (trop éloigné du départ et trop près de celui du déjeuner) tenait compte de tous ces paramètres, et que l’ amplitude d’ouverture était adaptée à une moyenne horaire cyclotouriste.

D’autant plus qu’il n’y avait pas de petits parcours pour les nouveaux accueillis dans les clubs (pourtant le credo de notre fédération), et à ma connaissance ni de cyclodécouvertes®, ni de parcours familles. Et il n’était pas question de contester, car l’on s’entendait dire que les premiers passés se servaient plusieurs fois et qu’il ne restait plus rien pour les derniers. Nous entendions des altercations entre cyclos mécontents et organisateurs à chaque point de convivialité, qui portait alors très mal son nom !!! Nous avons même entendu que nous venions en consommateurs et qu’un cyclo qui se respecte doit toujours avoir sa sacoche garnie. J’entends bien cette remarque, mais dans le cas présent, on ne demande pas de frais d’inscription et on ne paie que la prestation consommée (comme le font certains clubs organisateurs, d’ailleurs….).

A Bergerac, nous n’avons absolument rien pu consommer pendant trois jours et avons réglé malgré tout nos prestations. Nous étions inscrits à l’avance, contrairement à Chabris où les organisateurs n’ont découvert le nombre de participants que le matin même de la randonnée.

Un de nos amis s’est même entendu dire par un organisateur que, s’il n’était pas content, il n’avait qu’à retourner chez lui… Où étaient passés l’accueil chaleureux des Berrichons de Chabris, la convivialité si chère aux cyclotouristes que nous sommes ?

Paysage vu des rives de la Dordogne

Le lundi, nous avions décidé avec les deux autres couples de mon club, de prendre la journée pour flâner sur le beau circuit tracé le long de la Dordogne. La plaquette de présentation indiquait la clôture de la manifestation à 16 heures. Vers 14 heures, sur le chemin du retour, nous rencontrons une voiture de déflécheurs, ces derniers nous avouant être très fatigués depuis trois jours qu’ils étaient « sur le pont », et visiblement pressés d’en finir… Le président du comité départemental de cyclotourisme de Dordogne avait pourtant annoncé que les trois clubs de Bergerac s’étaient associés pour organiser cette concentration, et dans ce cas, le travail aurait pu être mieux partagé. Après quelques mots échangés, nous décidons de poursuivre le parcours même s’il est défléché, mais comment faire sans la carte routière IGN qui aurait dû être imprimée derrière la liste des villages traversés ? Malgré tout, peut-être ces hommes ont-ils eu du remords car nous avons retrouvé le fléchage (très efficace par ailleurs) un peu plus loin.

Que dire également de l’hébergement ? Dans l’Indre, nous avons posé notre caravane au bord du Cher sur un terrain de camping offert gratuitement. Nous aurions pu régler sans aucun problème l’électricité et l’eau chaude des douches (ce que nous faisons habituellement). A Bergerac, nous étions fort bien installés dans le camping municipal de la ville, au bord de la Dordogne, mais à 8 kilomètres du départ des circuits. Au cours de la randonnée du dimanche, un cyclotouriste rencontré m’a avoué que les camping-cars étaient garés sur un parking de l’organisation, moyennent 10 euros pour les trois jours, sans aucune prestation : ni eau, ni électricité… Nos collègues du club, non caravaniers, n’ont pu se loger au château du Roc, proposé par les organisateurs. Le jour du début des réservations (annoncé par les organisateurs), tout était déjà complet….

Alors, je m’interroge…et je constate que finalement, le nombre de licenciés dans le club organisateur importe peu. Car Chabris, avec sa toute petite équipe, a prouvé que la volonté d’accueillir ses amis cyclotouristes avec le sourire et dans la bonne humeur était primordiale et que recevoir en toute convivialité ne s’improvise pas.

Mais miracle ! Mon rêve vient de se réaliser !!! C’est le club de Chabris qui a organisé la concentration pascale de Bergerac ! Et tout s’est déroulé du mieux possible ! Ouf, alors ! Tout cela n’était qu’un vilain cauchemar ! Et j’attends avec impatience le moment où nous pourrons revenir à Bergerac !

mercredi 5 mai 2010 , par PETIT Marie-Claude


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