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La forêt domaniale de Tronçais est répartie en quatre massifs qui couvrent dix mille cinq cent quatre-vingt-trois hectares. Entièrement située dans le Bourbonnais, la forêt fournie un bois de grande qualité utilisé pour la fabrication des merrains (planches servant à faire les tonneaux). Mais la forêt de Tronçais, c’est aussi plus de 80 fontaines et sources. Parmi ces fontaines, il est possible de visiter la Font du Meslier mais l’une des plus connues est la fontaine de Viljot à cause de la légende qui l’accompagne. Située près d’un site gallo-romain, cette fontaine a été un moment consacrée à Velleda. "Celle qui voit" était une prophétesse celte ou germanique considérée comme une déesse vivante ; elle a inspiré François-René de Chateaubriand qui en a fait l’héroïne de son roman "les Martyrs". Elle aurait été construite sur l’emplacement d’un couvent et d’une église engloutis en raison des sacrilèges commis par les religieux qui vivaient là.

Depuis l’époque de François 1er, la forêt de Tronçais appartient à l’état et, à ce titre, elle est gérée par l’ONF   (Office national des Forêts). Colbert a rendu la forêt célèbre en décidant de la réaménager pour y produire du bois de marine (bois servant à construire les bateaux) en prévoyant une organisation sur 200 ans parce que les grands troncs de chêne ont besoin de beaucoup de temps pour atteindre les tailles nécessaires. Au 18ème siècle, on y crée les étangs de Tronçais puis de Saint-Bonnet pour alimenter les forges de Tronçais puis celles de Sologne qui nécessitaient alors beaucoup de bois mais aussi beaucoup d’eau. De 1803 à 1850, on continuera à créer des étangs : le Saloup, le Morat et l’étang de Pirot pour alimenter le canal du Berry. C’est à cette époque qu’est introduit le pin sylvestre quand le chêne pousse mal. Aujourd’hui, la forêt fournit les bois nécessaires à la fabrication des tonneaux pour la conservation des vins de Bordeaux mais aussi du Cognac.

La forêt de Tronçais est surtout composée de chênes (plus de 70% de chênes rouvres et presque 10% de chênes pédonculés) mais il y existe aussi des hêtres (environ 9%) et des charmes (2%). Le bois fourni par les arbres a un grain fin et serré qui lui donne sa qualité mais qui a besoin de beaucoup de temps pour croître et arriver à maturité.

Une parcelle est remarquable parce qu’elle est essentiellement composée de chênes qui ont au moins 300 ans. C’est la parcelle Colbert qui couvre 13 hectares et constitue une réserve biologique. Une liste d’arbres remarquables est constituée afin de les protéger. parmi eux figurent par exemple la Sentinelle un chêne de 475 ans et de 6.55 m de circonférence ou le Chêne Carré à la base carrée de la base de son tronc qui n’a que 370 ans mais mesure déjà presque 6.50 m de circonférence (il a été surnommée la Tour Eiffel). D’autres arbres remarquables servaient à matérialiser les limites de la forêt royale (chênes corniers) comme les Jumeaux que l’on pense nés vers 1640 !

Pour obtenir la forêt des grands arbres, la futaie, les parcelles da forêt doivent passer par différents stades : le semis tout d’abord qui a moins de 2 ans mais plus de cent mille plants à l’hectare, puis le fourré qui porte bien son nom tellement il est inextricable avec ses 50 000 arbres à l’hectare mais qui n’ont que de 2 à 10 ans, la gaulis, de 10 à 25 ans, fait de chênes déjà hauts (de 5 à 9 m) mais dont les troncs n’atteignent pas les 10 cm de diamètre, le perchis, de 25 à 75 ans, qui ne compte déjà plus que 100 arbres à l’hectare, viennent enfin la jeune futaie, jeune parce que ces arbres n’ont que 75 à 180 ans et la futaie mûre avec ses 100 chênes à l’hectare qui donne enfin du bois de bonne qualité.

mardi 5 juin 2012 , par BOUAT Roland


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