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2è prix 2007 Charles Antonin

Des bruyères solognotes aux plaines rhénanes

Récit de voyage à bicyclette

Mots clés : Cyclotouristes

mercredi 5 mars 2008, par PETIT Marie-Claude


 Schéma de l’itinéraire

 TABLEAU DES ETAPES

1 Départ Souppes-sur-Loing (45) 125 kilomètres
2 Souppes-sur-Loing Provins (77) 75 kilomètres
3 Provins Le Charmel (02) 105 kilomètres
4 Le Charmel Catillon-le-Temple (02) 110 kilomètres
5 Catillon-Le-Temple Rocroi (08) 108 kilomètres
6 Rocroi Profondeville (Belgique) 102 kilomètres
7 Profondeville Lanaken (Belgique) 118 kilomètres
8 Lanaken Befeld (Pays-Bas) 102 kilomètres
9 Befeld Rhede (Allemagne) 97 kilomètres

 PROLOGUE

C’était l’automne avec son cortège de journées grises, de vents
décoiffants et de pluie pénétrante.Et pourtant Câline était heureuse !

Elle avait étalé ses nombreuses cartes routières et sorti tous ses
guides touristiques. Elle avait rêvé du meilleur chemin entre sa petite ville
et sa jumelle allemande.

Pendant que Couémiot son compagnon de vie et de route se penchait
sur la fiabilité des montures une fois chargées, elle réservait chambres
d’hôtes ou campings qu’elle espérait les plus agréables.

Et maintenant, ils attendaient…

Ils attendaient que l’hiver se finisse, que le printemps leur
permette de redécouvrir leurs jolies routes solognotes. Ils attendaient ce
matin de l’Ascension qui devait les conduire quelques 950 kilomètres plus
loin sur les terres germaniques . . .

Enfin, le jour du départ tant attendu est arrivé et pendant neuf
journées ils vont pouvoir pédaler tout à leur aise.

 25 mai 2006

Ce premier jour, Câline a choisi de rallier Sully-sur-Loire et de
pique-niquer au bord de ce fleuve royal, lors de la grande fête « Jour
de Loire ». En effet , une flottille d’une cinquantaine de bateaux
traditionnels doit descendre le fleuve du 24 au 28 mai de Gien à
Beaugency soit une soixantaine de kilomètres, faisant halte au passage
dans les communes pour partager des moments conviviaux.

Le pique-nique prévu en bord de Loire fait partie de ce
programme mais…

Mais quel dommage que le vent soit si froid et le ciel si gris !
Malgré tout, les quelques bateliers attardés sur le dernier fleuve
sauvage de France et croisés un peu plus loin les comblent de plaisir.
La forêt d’Orléans et ses arbres majestueux, les villages disséminés
dans la campagne du Gâtinais sont ensuite traversés.
Après avoir longé le canal du Loing sous le soleil enfin revenu,
Couémiot et Câline remisent leurs montures dans l’écurie du
propriétaire de la chambre réservée. Leurs fidèles destriers vont
passer la nuit sous l’œil vigilant des deux chevaux de leur hôte !
Avant de s’endormir, Câline se remémore cette belle journée :
l’or des genêts, l’odeur entêtante des acacias, le sifflement du vent
dans les oreilles, le délicieux repas servi autour de la table d’hôtes……
Décidément, tous ses sens ont été titillés aujourd’hui ! Alors
vivement demain !

 26 mai 2006

Petite journée ! Eh oui ! Car la visite de Provins – cité de la rose

  • est prévue cet après –midi.

La Seine - encore un fleuve au nom évocateur - sillonnée de
péniches lourdement chargées est franchie.

Couémiot et Câline doivent se jouer du vent qui a encore décidé
de souffler très fort, avant de parvenir à cette ville d’art et
d’histoire.

L’arrivée au cœur de la cité médiévale, perchée sur un piton
rocheux, dans la ferme –chambre d’hôtes se révèle des plus agréables.

Et c’est pédestrement et vêtus en touristes ordinaires que
Couémiot et Câline arpentent la ville haute : porte Saint Jean,
remparts du 12ème siècle, place du Châtel bordée de charmantes
demeures anciennes, tour César, grange aux Dîmes, rien n’échappe à
leur curiosité.

Ils vont même jusqu’à goûter le miel à la rose dont les plants
provenant de Syrie furent rapportés à Provins par un certain
Thibaud IV. Délicieux ! Et en plus, servi au petit déjeuner le lendemain
matin !

Pour clore la soirée, une crêpe briarde les régale au dîner ! Bien
sûr,tout le monde sait que cyclotourisme rime avec gastronomie !

 27 mai 2006

Quelle tristesse ce matin ! Le ciel est gris, le crachin tombe et
le vent est toujours là ! Il est même plutôt gênant dans cette Brie
champenoise , mosaïque de cultures colorées.

Et de plus un bruit subit chatouille l’oreille de Câline. Clac !

Un rayon vient de casser à la roue arrière du vélo de Couémiot.
Il va donc falloir trouver un vélociste, ce qui s’annonce plutôt difficile
dans ces lieux reculés. Et voilà la pluie qui forcit et oblige nos amis à
supprimer l’habituel pique-nique. Ce sera un arrêt bifteck et frites
sortis du congélateur de la patronne fort sympathique d’un petit
troquet perdu dans la campagne.

Après cette pause salvatrice le temps s’éclaircit un peu et
Montmirail avec son château du 17ème siècle accueille Couémiot et
Câline surpris par les nombreux puits de pétrole jalonnant la route qui
y conduit. Soupir de soulagement ! Un « marchand de vélos » existe
mais seul le magasin tenu par l’épouse est ouvert. Le mari étant à Paris,
l’atelier est fermé …

Qu’à cela ne tienne ! Couémiot très féru de mécanique se
propose de réparer seul. Et miracle ! La porte de l’atelier s’ouvre grand
pour Couémiot, qui très à l’aise, choisit son rayon parmi le contenu de
nombreuses boîtes, le change, recentre la roue et la remonte enfin …

Mais le temps passe et Câline très déçue doit raccourcir
l’itinéraire qui passait par Dormans, cité mémoire des batailles de la
Marne.

Un goûter bienvenu sous les halles à charpente du 15ème siècle
de Condé-en-Brie permet à Couémiot de sourire à la lecture de
l’enseigne du bar situé de l’autre coté de la rue : « Chez Lolotte et
Biturin »… Cela l’amuse tellement qu’il décide de graver ce lieu-dit sur
la pellicule.

La Marne est traversée, et au loin les vignobles de Champagne
s’étagent sur ses coteaux. L’arrêt pour acheter la nourriture du dîner
est le dernier de la journée, mais-précise le boucher- « une côte de
quatre kilomètres conduit chez Gaston que je connais bien. »

Et enfin c’est l’arrivée chez un hôte très convivial qui offrira en
guise de bienvenue, une flûte de Champagne de sa récolte à Couémiot
et Câline, avant qu’ils ne mitonnent leur dîner dans la cuisine mise à
leur disposition.

Le Charmel ...... une étape de charme !

 28 mai 2006

Aie ! Mon « popo [1] » se plaint Couémiot ce matin. Déjà la veille il
avait eu quelques soucis.

- C’était doutable, tu as voulu prendre ton V.T.T.

- Tu sais bien que pour les braquets, c’est nettement mieux
qu’avec ma randonneuse. J’ai bien dû transformer ta monture et
mettre un pédalier de V.T.T pour que tu peines moins avec le poids des
sacoches.

- D’accord, mais moi j’ai gardé ma selle.

- Oui, mais d’habitude je n’ai jamais mal.

- Bien sûr ! Sur ce vélo-là, tu ne pédales que 50 kilomètres
au maximum. Là c’est autre chose ! Tu aurais dû changer
de selle et mettre la selle de cuir de ta randonneuse. Et les
pharmacies sont fermées aujourd’hui dimanche.

- Mais ça ira, on s’arrête souvent … »

Et c’est vrai qu’ils s’arrêtent souvent ! Ce jour est un bon
exemple : 26 kilomètres seulement parcourus à midi !!!

Il est vrai que c’est la première vraie belle journée. Alors
ils flânent….ils traînent. Ils ne partent qu’à 9h30 et ils visitent .....

les halles de Fère-en-Tardenois, …

le château de Fère, en ruines sur sa motte féodale et relié à un
pont à galerie Renaissance, qui traverse le fossé d’enceinte…

l’église de Mont-Notre-Dame surmontée d’une gigantesque
statue de Marie-Madeleine. Là, ils ont même dû attendre que le
détenteur de la clé ait fini son jardinage, mais ce surprenant bâtiment
Art Déco bâti sur le site d’une collégiale du 12ème siècle détruite par
les Allemands en 1918, valait le détour !

Un camion sur la place du village permet une pause pizza sous la
chaleur du soleil. Mais finie la balade ! Il va falloir pédaler maintenant
car plus de 80 kilomètres sont encore au programme ! Et le relief est
loin d’être plat !

Dans l’après-midi une rencontre permet une pause agréable.
Couémiot et Câline croisent un cycliste lui aussi équipé de sacoches.
L’arrêt est donc inévitable ! C’est un Canadien qui roule depuis une
semaine et qui a trouvé le temps « épouvantable » à cause du froid et
de la pluie. Bref, une discussion sympathique s’engage et chacun repart
ensuite vers sa destinée.

Cerny-en-Laonnois : une halte au cimetière militaire français
jouxté d’un cimetière allemand s’impose. Ces centaines de croix
alignées rendent le lieu émouvant et font réfléchir au sens de ce
conflit si meurtrier … Cette réflexion va se poursuivre car Câline
tenait à traverser cette région chargée d’histoire, marquée par la
grande guerre, à rouler sur le chemin des Dames et à s’imprégner des
sites traversés.

Mais alors, quel vent sur cette crête dénudée ! Un vent de face
terrible avec des toboggans incessants ! Le désespoir des Poilus sur ce
chemin, théâtre de combats très meurtriers n’en est que plus
tangible…

Deux haltes aménagées sur des sites historiques situés sur ce
chemin des Dames permettent un repos et un peu de soulagement au
« popo* » de Couémiot.

Puis l’ancienne abbaye de Prémontré à l’architecture splendide
et Saint Gobain, ancienne manufacture royale des glaces sont encore
des pauses bienvenues (surtout pour le « popo* » qui n’en peut plus !)

Nouvion : une pharmacie de garde ! Couémiot s’y précipite,
explique son problème à la pharmacienne et ressort – dubitatif - avec
un tube de pommade contre les piqûres d’insectes.
« C’est un produit anesthésiant qui devrait convenir… »
a affirmé la femme de l’art.

Affaire à suivre…

Il est presque 19 h et la dénivelée a frôlé les 1000 mètres
(presque autant que la veille) quand ils arrivent à l’ancienne
commanderie des Templiers perchée sur une butte à Catillon. Le site
est magnifique, la vue sur la campagne environnante majestueuse,
l’hôtesse charmante et le repas improvisé fort reconstituant.

(Les pâtes, c’est toujours bon pour le cyclotouriste…)

 29mai 2006

Toujours le même bonheur ressenti au départ !

Toujours cette envie d’aller plus loin, de découvrir de nouveaux
paysages, de participer à de nouvelles rencontres.

Seul le voyage à bicyclette permet tout cela ! Câline en est
persuadée et cette journée qui sillonnera la Thiérache, région
frontalière jusqu’au règne de Louis XIV et sans cesse envahie, promet
beaucoup de plaisir. Nombre d’églises fortifiées par les habitants eux-
mêmes afin de se protéger des envahisseurs sont inscrites au
programme.

Las ! Dès le départ le temps est maussade. Le ciel bas est
chargé de gros nuages gris. Les fossés coulent à plein, les routes
recouvertes de terre ont dû être coupées par des pluies diluviennes,
l’Oise est à l’étroit dans son lit. Le Canadien rencontré la veille a
effectivement dû rencontrer un temps épouvantable…

Alors, le léger crachin du moment satisfait Couémiot et Câline,
mais… Re clac ! Encore un rayon cassé en montant la longue côte qui
conduit à l’église fortifiée d’ Englancourt dominant le cours de l’Oise.
Pendant que Couémiot s’attelle à une pause technique afin que la roue
ne touche plus aux patins de freins, Câline peaufine sa pause
culturelle. Cette église de pierre et de brique, à la façade flanquée
d’échauguettes, et au donjon carré a vraiment une curieuse silhouette !
D’autres églises également fortifiées seront rencontrées plus loin,
toujours aussi déconcertantes.

Mais la pluie s’accentue maintenant et les lourdes capes
caoutchoutées sont enfilées – c’est la seule façon de rester au sec.
Certes, c’est un poids non négligeable dans les sacoches, mais quel
confort !

Un bistrot accueille Couémiot et Câline pour un repas surprise,
car sans menu affiché.

Mais le tenancier sait être à la hauteur de leur attente. De
plus il se mobilise avec l’aide des habitués pour chercher un réparateur
de vélos. Les fameuses « pages jaunes » de l’annuaire sont fort utiles,
et c’est à Hirson qu’ils devront se rendre. Ce n’est pas sur leur route,
mais un aménagement du parcours est étudié. L’intérieur du café fait
chaud au cœur, et c’est avec regret qu’ils doivent sortir pour
affronter la pluie persistante.

Dommage, car la Thiérache – réputée pour son Maroilles -
aurait dû être fort belle avec ses grasses prairies, laissées en pâture
à nombre de bovins, et fleuries de boutons d’or.

Mais le soleil a décidé de faire la tête ce jour-là !

Hirson : 15 heures. 14 degrés affichés dans une rue.
Le magasin est fermé le lundi et bien sûr le 29 mai est un …… !!!

Pas de chance !

Mais un besoin d’argent frais se fait sentir, et la première
passante rencontrée indique le chemin de la poste et se propose même
d’y conduire Couémiot et Câline. Elle marche sur le trottoir à côté de
Câline qui pousse sa bicyclette, et cette femme crie sa détresse :

« Vous avez de la chance de vous promener car qu’est-ce qu’on
se fait ch… ici ! Il n’y a pas de travail, la jeunesse est livrée à elle-
même, elle se réunit pour se droguer…. » Ce flot de paroles dénote
un immense mal de vivre, certainement accentué par cette grisaille et
ce froid qui ne favorisent pas vraiment les pensées positives… Mais il
est vrai que … tout le monde n’est pas logé à la même enseigne !

Un peu plus loin Couémiot s’arrête à une station-service pour
regonfler son pneu arrière alors que la pluie forcit. La visibilité est
réduite et le froid s’accentue.

Un long faux plat conduit au plateau de Rocroi, petite ville au
plan en étoile, entourée d’une enceinte fortifiée. L’immense place
d’armes est traversée et l’hébergement pour la nuit enfin atteint.

La maison chauffée et l’apéritif offert par les hôtes sont
autant de réconfort après cette journée à la météo capricieuse. Un
nouveau coup d’œil aux « pages jaunes » et ce sera à Revin que
Couémiot devra se rendre le lendemain, chez Dédé, très compétent
mais peu pressé ! Le propriétaire de la maison a eu affaire à lui il y a
peu ! Un repas copieux et bien arrosé, est partagé avec les hôtes….

A 22 heures, le thermomètre extérieur affiche 5° !!!

Un 29 mai ! On croit rêver !

 30 mai 2006

8h45 – 6 degrés - C’est le départ.

Les « vieilles » jambes qui ne se ressentent pas du relief de la
veille malgré les 1000m de dénivelée, sont couvertes – ainsi que tout
le reste du corps – avec des vêtements d’hiver. Couémiot et Câline
sont prévoyants et avaient transporté la panoplie estivale et hivernale.
Et ce jour, ils sont heureux d’être ainsi vêtus !

Une longue descente frisquette les conduit à Revin, bâtie à
l’intérieur de deux méandres de la Meuse, presque fermés ici. Le site
est grandiose et la boutique de Dédé encore plus !

Ici c’est la maison du Bon Dieu ! La porte s’ouvre sans arrêt.
L’on entre – avec ou sans vélo à réparer-, afin de nouer un brin de
causette avec cet homme qui dégage un charisme extraordinaire.

Il commence à toucher à la roue du vélo de Couémiot, repart au
magasin, est sans arrêt sollicité par Pierre ou Paul, si bien que
Couémiot doit commencer la réparation aidé de « clients » qui
connaissent l’emplacement du matériel dans l’atelier.

L’homme de l’art achèvera le travail et son diagnostic est
incontournable : les rayons sont trop tendus et le poids des sacoches
sur la roue arrière provoque leur casse. D’où une dernière mise au
point avant un adieu à Dédé et aux occupants de cette boutique si
chaleureuse. Bien sûr, le parcours devra encore être modifié suite à
l’arrêt prolongé imprévu, mais la réparation est fiable cette fois !

La Meuse ! Câline en rêvait ! Elle est là maintenant, qui coule
rapide et silencieuse à ses pieds, dominée par la forêt ardennaise.
Malheureusement, de nombreuses averses de grêle pertubent cette
matinée. Le froid est piquant et les capes sont souvent enfilées puis
enlevées au gré de ces giboulées.

Le vent de face s’y engouffre et rend la progression parfois
difficile… Mais quand le soleil daigne se montrer entre deux averses,
le bonheur est là, tout proche !

La vallée de Revin jusqu’à Vireux- Molhain est superbe, marquée
par le souvenir des ardoisiers qui exploitaient les veines de schiste
dans le bruit et la poussière jusqu’en 1971, date à laquelle les
dernières galeries ont fermé. L’ardoise des Ardennes exploitée depuis
le Moyen - Age était ensuite vendue par les bateliers de la Meuse
jusqu’en Europe de Nord.

Peu après la pause méridienne dans un parc public, sous la
véranda utilisée par les joueurs de boules locaux, Couémiot et Câline
pénètrent en Belgique.

La Belgique ? Où ça la Belgique ? Le ruban d’asphalte continue à
se dérouler sans passage de douane, sans arrêt à la frontière et c’est
tant mieux. L’Europe est vraiment un seul et même pays et la monnaie
commune renforce cette impression.

Les villages aux toits couverts d’ardoise, perchés sur des sites
vallonnés sont remplis de charme. Mais ils rapprochent Câline des deux
chevrons qui l’inquiétaient et qu’elle avait repérés sur la carte lors de
la préparation du voyage.

Et voilà que la côte est là avec une pente à 12%, signalée par le
panneau indicateur. Câline monte sans difficulté en moulinant les tout
petits braquets installés par Couémiot. Et c’est un vrai plaisir de
sillonner ces routes étroites tracées dans la campagne ardennaise
belge, de s’arrêter au château-ferme de Falaën, de suivre la Molignée
qui coule dans une charmante vallée champêtre, plaisir interrompu par
un ciel noir d’encre et une pluie diluvienne qui s’en échappe.

La Meuse est ensuite retrouvée à Anhée, et longée rive droite,
traversée sur une écluse, longée rive gauche. De grosses maisons
bourgeoises sont perchées sur les rives et rendent cette région assez
cossue. C’est fort agréable d’autant que les grosses averses sont
terminées et que le temps est plus clément.

Quelques provisions achetées pour le dîner et la journée sera
bientôt terminée ! Le camping est proche – au bord de la Meuse disait
le dépliant – et la caravane réservée par téléphone attend Couémiot et
Câline. Les sacs de couchage transportés depuis le départ vont enfin
servir !

Mais surprise ! Une flèche indique à gauche « Camping des 7
Meuses », lieu de l’étape, et dès le bas de la petite route un panneau
indique 14%. Il va falloir grimper cette colline ??? Alors là, non, ce
n’est plus du jeu ! ! ! Des bosses il y en a eu toute la journée !

Et la côte est longue, longue …
Et le moral de Câline baisse, baisse…
Les derniers mètres, elle descend.
Et elle pousse, pousse …
Et c’est dur, dur …

Ouf ! Ça y est ! Le camping tant attendu est là. Mais quand
Câline se présente à la réception, le jeune homme ignore cette
réservation. Sa mère est absente, et il n’y a aucune trace écrite de
location. Pour sûr, il est plein de bonne volonté, et propose des
caravanes disséminées dans ce « camping ». Mais la mauvaise tenue de
ce lieu ainsi que la saleté repoussante des caravanes visitées font que
Couémiot perd patience et décide de partir ! Il est 18 h et ils ne
savent pas où dormir ! La fameuse côte est descendue et beaucoup
plus appréciée dans ce sens !

Alors tout s’enchaîne rapidement :

… Rencontre à Profondeville avec un grand-père qui sort sa
poubelle et donne l’adresse d’une chambre d’hôtes à deux kilomètres
de là

… Essai transformé en quatre kilomètres d’ascencion !!!

… Arrivée chez un couple de Belges charmants qui accueillent
les aventuriers à bras ouverts et offrent la chambre de leurs petits-
enfants, la maison étant complète !

… Cuisine mise à disposition pour que Couémiot et Câline
réchauffent leur dîner sous l’œil de l’hôtesse qui discute, parle de sa
vie quotidienne, de son travail autrefois et de celui de son mari, maçon
qui a entièrement construit leur maison de ses mains.

Le petit déjeuner sera à la hauteur de l’accueil : une table
dressée comme on sait le faire dans les pays du Nord de l’Europe avec
pains différents, fromage, jambon et sirop de Liège, la spécialité de la
région.

Mais ces Wallons, à l’écoute des mésaventures de Couémiot et
Câline ont bien précisé que le camping n’était pas tenu par des Belges,
mais par des Hollandais. Câline comprend mieux pourquoi la
conversation s’était toujours déroulée en anglais, même au téléphone.
Bizarre quand même des Wallons qui ne parlent ni ne comprennent le
français ! ! !

 31 mai 2006

Départ doublement difficile ce matin !

Qu’il est dur de quitter ce foyer et dur d’affronter les
intempéries ! Le thermomètre est descendu à 5° et de grosses gouttes
s’écoulent du ciel empli de grisaille.

Les capuchons sont enfilés encore une fois, pour peu de temps
heureusement, car s’il fait toujours aussi froid, la pluie a enfin daigné
se calmer.

La route joue à saute-mouton dans la campagne wallone et fait
découvrir de jolis villages et de charmantes demeures. La Meuse est
retrouvée et longée d’Andenne à Huy où une longue côte à la sortie de
la ville permet, grâce à une vue plongeante, de découvrir la forteresse
et la collégiale Notre-Dame.

Un abribus accueille Couémiot et Câline pour le traditionnel
pique-nique, mais cette fois ils ont besoin d’un peu de chaleur avant de
repartir. La porte d’un bar est ouverte et ils s’y engouffrent avec
plaisir. Ils dénotent un peu dans cet estaminet où les Belges - tous
sexes confondus - sont accoudés au comptoir devant une bière, alors
qu’eux sont attablés devant leur tasse de café et chocolat fumants.
Mais leurs organismes malmenés par ce climat loin d’être printanier
apprécient ce réconfort, et c’est maintenant avec bonheur qu’ils vont
sillonner les petites routes du Haspengow.

Câline désirait revenir dans cette région et retrouver le luxe de
rouler sur des axes réservés uniquement aux cyclistes. La semaine
passée à Hasselt durant le rallye de l’A.I.T en 2004 avait été un
émerveillement, une jouissance de tous les instants : ne plus être
frôlée par des véhicules motorisés, mais pédaler en toute sécurité sur
des voies réservées !

Des amis conservateurs lui avaient fourni les cartes de routes
utilisées et elle avait pu se fabriquer un itinéraire jusqu’à la frontière
avec les Pays-Bas. Environ quatre-vingt kilomètres de pistes cyclables
pour traverser cette partie de Belgique flamande dans la province du
Limbourg ! ! ! Une vraie joie !

Tongres ou Tongeren en flamand est atteinte dans l’après-midi
et Couémiot et Câline sont vraiment heureux de s’arrêter à la même
terrasse qu’en 2004. Il faisait alors très chaud, et ils avaient bu une
bière en compagnie de deux compagnons de route et c’est en pensant à
eux qu’ils reboivent la même bière, bien que la température soit
automnale ce 31 mai.

Ambiorix, chef qui souleva une partie de la Gaule belgique
contre les armées de César n’a pas pris une ride, et les observe
toujours du haut de sa statue dressée sur la grand-place.

Peu après, de nombreux tunnels couverts de films en plastique
longent l’étroite piste, et se révèlent être des serres emplies de
fraisiers. Toutes les fraises ne proviennent donc pas d’Andalousie, et
celles-ci, belges, sont vraiment trop tentantes ! Elles sont grosses,
juteuses, et se dégustent avec un plaisir non dissimulé. Couémiot et
Câline se remémorent d’autres larcins du même acabit : pêches dans la
vallée du Rhône lors de la semaine fédérale de Valence, cerises – avec
la bénédiction de la propriétaire – lors du dernier rallye de l’A.I.T en
Suisse, et grappes de raisin dans le vignoble saumurois oubliées par les
machines à vendanger. Qui n’a jamais péché par excès de
gourmandise ?

Un dernier arrêt au supermarché pour acheter les provisions
du soir et c’est l’arrivée au camping de Lanaken. Ici ce n’est pas une
caravane que Câline a réservée, mais une hutte de randonneur et elle a
reçu une confirmation en bonne et due forme.

Et cette étape est un enchantement ! La cabane tout en bois,
implantée dans une immense forêt au milieu de caravanes privées
et autres bungalows est idéale – et d’ailleurs uniquement réservée –
pour les randonneurs.

Un couchage, du mobilier, de la vaisselle pour quatre personnes, un
réchaud et un radiateur électrique, que demander de mieux ?
La douche et les toilettes sont dans un bâtiment du camping.

Un seul regret ! Qu’il fasse si froid et qu’ils ne puissent dîner
sur la petite terrasse aménagée avec mobilier de jardin !

La soirée dans la cabane chauffée se déroule comme
d’habitude : lecture de romans – car Câline avait réussi à caser
quelques livres de poche dans ses sacoches – ou quotidiens achetés en
route.

Aucun bruit ne troublera cette nuit.

 1er juin 2006

Huitième jour de voyage. Couémiot et Câline sont rodés
maintenant !

Chacun installe son matériel et place l’itinéraire journalier sur
le sac de guidon : carte routière avec parcours surligné pour Couémiot,
et détail des villages traversés avec kilométrage partiel et sites à
visiter pour Câline.

Dès le départ, la Meuse est retrouvée ainsi que les panneaux
avec les chiffres blancs imprimés sur fond bleu indiquant les pistes à
suivre. Le système, une fois compris, est facile à utiliser. Bien sûr, il
faut être en possession des cartes d’itinéraires cyclables de la région
à traverser. Ensuite établir sa liste de nombre à suivre et s’y
conformer. Malgré tout, il est nécessaire d’être vigilant aux
changements de direction, dans les traversées de village et alors tout
se déroule parfaitement.

La matinée est froide. Le vent du Nord souffle. Le ciel très
bas, d’un gris uniforme, semble peser sur les épaules de Couémiot et
Câline. L’on pourrait presque entendre Brel chanter son plat pays.

La Meuse, elle, s’en moque et déroule ses méandres au milieu
de champs d’endives plus ou moins inondés, de pâturages, ou encore de
forêts clairsemées. La piste la longe au plus près pendant des dizaines
de kilomètres, et une minuscule chapelle ou une grande église dressées
au bord de ses rives permettent des pauses enchanteresses, mais peu
réchauffantes. Alors Caline se prend à rêver d’une belle journée de
juin….

Le soleil chauffe les épaules et la Meuse
brille de tous ses éclats sous les ardeurs
de Phœbus. Eole se veut complice et les
jambes dénudées tournent plus vite les
manivelles…

Dong ! Dong ! Dong ! Eh Câline ! Tu t’égares ! N’entends-tu pas
les cloches de Sainte Catherine qui annoncent ton arrivée à Maaseik ?

Là, tu vas durement déchanter ! D’accord la ville est très
chouette avec ses maisons anciennes aux baies étroites garnies de
petits carreaux sertis de plombs, ses maisons médiévales à
colombages, ou encore sa grand place avec la statue des célèbres
frères Van Eyck, fondateurs de l’école flamande et natifs d’ici. Mais le
pique-nique sur un banc ombragé par les tilleuls ! Glacial ! Même que tu
seras privée de dessert – Couémiot aussi – car ras le bol de se geler
les doigts sur un pauvre sandwich ! Besoin de chaleur maintenant.

Un bar rempli de consommateurs accueille Couémiot et Câline
autour d’une boisson chaude servie avec les « succulos » biscuits
flamands renommés parfumés à la cannelle. Un délice, et la sortie n’en
sera que plus difficile.

La frontière avec les Pays- Bas est bientôt atteinte et Thorn,
village hollandais à la blancheur éclatante est traversé.

Autre pays, autre signalétique, autre langue sur les panneaux.
Nouvelle adaptation, même si l’on circule d’un pays européen à un autre
sans contrôle. Couémiot et Câline ont déjà traîné leurs sacoches aux
Pays-Bas et il leur est facile de repérer les panneaux rouges sur fond
blanc indiquant les pistes cyclables.

Cependant, des surprises les attendent parfois : bitume qui se
transforme en chemin de terre et alors le doute s’installe …. Des
rencontres inattendues permettent alors de conforter la direction
empruntée, telle celle avec cet Hollandais parlant un français
impeccable et croisé sur une telle piste, au cœur d’une forêt profonde.

Un moulin se dresse à l’horizon, dans le village de Kessel où la
Meuse va bientôt être franchie. Câline est anxieuse, car aucun pont
sur la carte, seulement deux traits rouges parallèles. Un bac, mais
y a –t-il des heures de traversée ? Faudra- t-il attendre ?

Aucun problème, le spectacle est permanent. A cet endroit, la
Meuse est large et un fort courant la traverse. Couémiot s’intéresse
aux câbles qui retiennent l’embarcation pour éviter qu’elle ne dérive
pendant que Câline observe la file d’attente sous le soleil enfin revenu.
Quelques voitures, piétons, cyclistes et la plate-forme est remplie.
Quelques minutes de traversée pour cinquante centimes d’euros et
l’autre rive est atteinte.

La Meuse aura été ainsi suivie au plus près pendant presque
quatre-vingt kilomètres, grâce à cet itinéraire éloigné des voies à
grande circulation, nombreuses dans cette région.

Des achats sont effectués dans un supermarché hollandais
pour le dîner du soir. Il est toujours amusant de sillonner ces
boutiques car les produits proposés sont vraiment différents, même si
la France est toute proche. Couémiot et Câline s’aperçoivent que
Belges ou Hollandais n’ont pas les mêmes habitudes alimentaires que
les Français et essaient de les imiter. Mais plus jamais de sauce à la
cacahuète achetée sans avoir compris l’étiquette, lors d’un voyage
précédent !

Couémiot et Câline trouvent facilement le camping qui les
héberge. Le propriétaire n’avait pas noté la réservation –
décidément !- mais la cabane est libre, la même que celle de la veille en
Belgique, un peu plus ancienne. La soirée est agréable, au fin fond de la
forêt.

Demain l’Allemagne sera à portée de roues …

 2 juin 2006

Bien agréable ce petit déjeuner dans la cabane au fond du bois !
Les portions thé, confiture, lait sont extraites une dernière fois des
sacoches, accompagnées d’une viennoiserie locale.

Le départ prévu à huit heures trente a été retardé, le gérant
du camping ayant préféré la chaleur de sa couette à l’ouverture de la
grille ! Mais bon, il a confirmé la route à Couémiot et Câline : piste
cyclable dans la forêt, direction l’Allemagne toute proche.

La petite route serpente au milieu des bois, bordée de quelques
mares surmontées de voiles de brume qui laissent présager une belle
journée. Des écureuils batifolent, des geais et autres volatiles
s’envolent devant les roues des bicyclettes qui voient bientôt le bitume
se transformer en chemin de terre.

Un chemin roulant, certes, mais est-ce le bon ? Et voila que le
téléphone portable de Couémiot vient troubler cette paix matinale ! Un
message indique l’entrée en Allemagne …

Câline, prête à grogner contre ce téléphone, voleur d’intimité,
ne peut que s’extasier devant cette technologie car à ce moment
précis, elle passe devant un poteau de bois indiquant le passage de la
frontière ! ! ! Au revoir les Pays-Bas, bonjour l’Allemagne !

A l’approche de Kaldenkirchen, le chemin se voit fréquenté par
des piétons et vététistes et se termine brutalement sur la chaussée
urbaine. Un gros pâté signale la ville sur la carte, ce qui laisse augurer
d’une traversée plutôt difficile …

Mais Couémiot et Câline bons navigateurs, ont repéré la gare à
proximité du carrefour qu’ils doivent emprunter pour traverser la voie
ferrée. Il suffit donc de chercher la gare. Mais diantre comment le
dire en Allemand ? Heureusement, l’anglais – langue universelle –
échangé avec le premier passant rencontré, s’avère être un bon
sésame. Banhof ! « Mais c’est bien sûr ! » Tous les panneaux indiquant
Banhof mènent à la gare et donc traversent la voie ferrée !

Tout à la recherche de la bonne direction, Couémiot a omis de
rouler sur la piste cyclable longeant la rue principale. Une voiture
Polizei s’arrête à sa hauteur, et d’un geste le prie de bien vouloir se
conformer à la réglementation. C’est en toute cordialité, par souci de
sécurité et non de façon répressive que les policiers allemands font
cette démarche …

Puis Couémiot et Câline retrouvent la platitude de leur Sologne
et pédalent sur la piste cyclable qui borde la grande route. Un peu de
monotonie s’installe quand le téléphone (encore lui) interrompt cette
progression.

C’est Peter l’ami d’outre-Rhin qui se renseigne sur leur
emplacement actuel. Il est parti ce matin de Rhede avec quelques
camarades cyclistes et désire convenir du point de jonction avec eux.
La rencontre avait été prévue dès le départ, mais Couémiot et Câline
pensaient qu’il viendrait seul. Or ce sont cinq amis qu’ils rencontrent à
Geldern, à l’endroit exact prévu par Peter.

Embrassades, joie des retrouvailles, photo-souvenir, et guidés
par leurs amis, Couémiot et Câline continuent leur voyage. Une
quarantaine de kilomètres ensemble et plus besoin de chercher la
route, juste besoin de suivre ! Sauf que Câline doit faire ralentir un
peu le rythme, car les Allemands ont oublié que sa monture n’est pas
aussi légère que la leur ! ! ! Que de surprises réservées !!!

… Apéritif sorti de leurs sacs à dos : vin rouge et gâteaux secs
consommés sous un abri repéré par eux à l’aller …

… Bière (grosse bière) dégustée un peu plus loin à la terrasse
d’une taverne, au bord du Rhin immensément large et sillonné de
péniches et autres bateaux …
… Collation préparée par Hans-Joachim, chez lui, en tout début
d’après-midi autour d’une table décorée pour la circonstance : gâteaux
faits « maison » et boissons.

Ce fut une attention très touchante et un moment fort
agréable. Puis encore une vingtaine de kilomètres sur des petites
routes « romantiques »-comme dirait Peter- et choisies par lui, pour
eux, toutes dans la verdure et sous la chaleur revenue (vingt petits
degrés seulement).

La dernière photo sera celle sous le panneau indiquant le
jumelage entre leur ville française et la ville allemande de Rhede. Puis
une dernière bière dans le jardin des hôtes amis de Couémiot et Câline
scellera ce voyage, fait de découvertes et de rencontres qui resteront
gravées dans leurs mémoires.

… Aux dernières nouvelles, la pommade « anti-piqûres
d’insectes » de la pharmacienne de Nouvion a permis au « popo* » de
Couémiot d’arriver à bon port et d’être prêt pour effectuer le retour.

Une autre histoire commence alors…


 QUELQUES PRECISIONS

1 - Câline est Marie-Claude PETIT. Couémiot est Jean-Louis PETIT

Ils sont tous les deux licenciés au Cyclo-Club Fertésien et habitent
15 rue René VITOUX à La Ferté –Saint-Aubin (45240) lieu de départ de leur
voyage.

2 - Dans notre petite ville, il existe un groupe perpétuant les traditions
populaires (chants, danses, « menteries ») nommé « Couémiots et Câlines ».

> la câline était le nom de la coiffe des femmes solognotes, et portée
par les danseuses du groupe.

> le couémiot ( dérivé de coulemelle ou couémelle en solognot) est le
nom donné au chapeau des danseurs du groupe, car il présente la même
forme arrondie que le champignon.

3 - C’est vrai, Couémiot (Jean-Louis) est bien revenu à bicyclette, mais sur sa
randonneuse arrivée à RHEDE le 3 juin dans la soute d’un car transportant
le groupe « Couémiots et Câlines », 15 cyclos de son club et quelques-unes
de leurs conjointes.

Le 4 juin était une journée de détente.

Le 5 juin, les 15 cyclos français et 14 cyclos allemands prenaient la route,
accompagnés de voitures transportant bagages et ravitaillement et
regagnaient La Ferté Saint Aubin en 6 jours.

Je revenais en car avec les conjointes et les danseurs, car ce retour –
trop sportif –ne me convenait pas. Jean-Louis se devait de revenir à
bicyclette car organisateur de ce rallye qui a lieu tous les 2 ans, une fois
dans le sens Allemagne- France et l’autre fois dans le sens inverse,
toujours les deux nationalités ensemble.

L’année 2008 sera celle du 10ème rallye du jumelage.


[1« popo »= terme souvent employé par les amis allemands et
signifiant le fessier.

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