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La convivialité n’est plus ce qu’elle était

mardi 1er juillet 2014, par LACROIX Jacques


J’ai toujours considéré que la pratique d’une activité sportive impliquait le respect de valeurs humaines que l’on ignore ou que l’on néglige, hélas très souvent dans la vie courante. Ainsi en est-il du respect des règles qui régissent chacun des sports, bien sûr, mais aussi du respect d’autrui, partenaire ou adversaire quand il s’agit de compétition. Il est naturel de chercher à assouvir sa passion, de remporter la victoire si l’enjeu est celui-là, mais cela n’interdit pas de nouer et d’entretenir des liens d’amitié, de convivialité avec les rivaux d’un moment. C’était dans cet état d’esprit que j’ai longtemps joué au handball, à une époque où l’on n’y gagnait pas d’argent, même au plus haut niveau.

Quand j’ai découvert le cyclotourisme j’ai été conquis : aucune forme de compétition entre les pratiquants, la constante possibilité de découvrir les trésors du patrimoine historique et culturel de l’humanité, le bonheur d’évoluer au sein d’environnements naturels généreux au possible. Et puis le climat de convivialité qui règne entre cyclotouristes qui partagent, sans esprit de rivalité, la même passion. Bien souvent, une amitié sincère, désintéressée naît de ces rencontres périodiques, de ces efforts et de ses joies, parfois même de ces instants de souffrance partagés.

C’est ainsi que s’est tissée, tout au long de quarante cinq années de pratique, une vaste toile faite de liens invisibles qui ont construit pour moi une sorte de grande famille diffuse. Les membres de cette famille sont tellement éparpillés qu’on ne se rencontre pas souvent, qu’on se croise parfois au gré des randonnées et des concentrations. On est alors d’autant plus heureux que de longues années se sont écoulées depuis la dernière fois. D’autres ont disparu et l’on éprouve de la peine, mais l’on continue de penser à eux, à parler d’eux...

C’est cela pour moi, l’esprit cyclotouriste. La vie est courte quand on aime, et il ne faut négliger aucune occasion d’en profiter. Le calendrier des randonnées permet certes de rouler tout à sa guise. Il offre aussi l’opportunité de rencontrer ses amis et de leur manifester sa sympathie. Les uns ont également participé à la randonnée. Les autres l’ont organisée. A ces derniers, il me semble que la moindre marque de civilité est aussi de leur manifester de la reconnaissance.

C’est pour accueillir avec prévenance leurs amis randonneurs qu’ils ont tracé des parcours, qu’ils ont assuré des points de convivialité – tiens donc ? - et qu’ils souhaitent remettre quelques récompenses et servir un vin d’honneur. Certes, il n’est pas facile d’ajuster l’heure de ces festivités avec les heures de retour des cyclos. Car si pour les uns, la randonnée mérite d’être vécue en véritables épicuriens, pour les autres, elle n’est qu’une énième occasion de réaliser une bonne moyenne horaire. Aussi, quand vient l’heure des supposées réjouissances, si les premiers sont là, car ils tiennent à honorer ceux qui leur ont procuré du plaisir, les autres ont trouvé quelque justification pour rentrer dare-dare au logis, en consommateurs que la politesse n’étouffe pas. Alors, quand il s’agit d’attribuer les coupes, on s’aperçoit que les clubs auxquels on pensait les remettre ne sont plus représentés. Déception des organisateurs ! Quant au vin d’honneur, souvent offert par la municipalité, et prévu pour cent participants, il n’en réunit qu’une quinzaine ! Confusion des organisateurs qui, vis à vis de la municipalité, passent pour des rigolos !

Il arrive que, compte tenu de l’absence du club lauréat, on décide de lui faire suivre le trophée par une bonne âme présente. Ceci est lamentable, et jugé comme tel par beaucoup de ceux qui savent encore vivre.

Ce constat d’un comportement récurrent n’est pas nouveau. Nous l’avons fréquemment dénoncé lors d’échanges entre cyclotouristes ou entre dirigeants de clubs. Ce coup de gueule, je le pousse aujourd’hui car nous venons de vivre pareille humiliation à l’issue de notre Ronde Berrichonne. L’adjointe au Maire de Bourges accompagnée de l’attaché à la Communication a assisté à la remise des récompenses devant une toute petite quinzaine de cyclos (sur 179 participants). Le vin d’honneur, servi par deux dames mobilisées par la municipalité, avait été prévu pour 80 personnes ! La crédibilité de notre club est sérieusement entamée à l’heure où nous nous battons pour obtenir une subvention et un éventuel local. J’éprouve une certaine honte !

J’ignore si le club existera encore en 2016 et si une nouvelle Ronde Berrichonne sera organisée. Mais si c’est le cas, nous nous abstiendrons de remettre des coupes et de servir un vin d’honneur.

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